Ce matin, le ciel dans le dessus du moi, je m'éveille. A nouveau, encore, un autre. Je retrouve la vie dans cette pénombre rougeâtre de ma chambre. La chaleur s'y installe la nuit durant, perturbe les rêves.
J'ai mal dormit, mais le ciel est toujours là; je le sais, j'ai ouvert les rideaux, rouges. Envie de pisser. Le corps plein de flottes. C'est déjà une envie. Je n'espérais plus çà. Depuis quelques temps, je travaille et je n'espère plus rien. Plus d'envie. Plus de sommeil. Alors je pisse. Salle de bain dégueulasse mais tant pis. Puis la faim. Des gâteaux dégottés dans un placard, je les compte, pour le gras. Paranoïa du maigrichon nouveau. Quatre, allez, Cinq, c'est jour gras. Y aura simplement plus d'exercices à la clé.
En l'écrivant je réalise combien la vie peut être conne. De la répétition. Que l'on désir ou non. Que l'on soit optimiste pessimiste: le cœur bat, encore, les poumons cycliques, encore, éveil, sommeil, toujours. On recommence. On meurt le soir. On s'évade. On renait. Si tout est symbolique va falloir se convertir. Croire à la réincarnation. J'aurais du mal. Ce n'est pas de ma faute. C'est les autres. On nous fait athée, au mieux "on se convertit au Narcissisme".
Aujourd'hui il va falloir aller bosser. Je sens que je dois écrire avant. Mes nouvelles n'avancent plus depuis quelques temps. Non pas que je me sente vide. Je suis obnubilé par un jeu. Je reconnais l'addiction. Et ce matin, je me suis décidé à laisser tomber. Je vais retrouver un rythme sensé. Re-goûter les livres, la musique, les mots qu'on écrit. L'important.
Le tilt. Ecrire. On réalise que ca force. Et puis Mc Solar soudain qu'on retrouve dans un ordinateur vieillissant. Caroline. C'est repartit. J'ai pris la plume.
Théo

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