Port Marly, le 25 juin 2007
Nuit courte. Rythmée, propulsée le long de la courroie qui balaye les rideaux. Il y a eu le vent. Le sommeil lourd, et la mort qui pèse. Elle est partie cette nuit; je l'ai senti. Maintenant, il va falloir attendre le coup de larme à l'autre bout du fil.
Deux heures, quarante neufs minutes d'une nouvelle journée qui s'est achevée pour une dame qui m'aura précédée toute sa vie. La nuit s'est laissé transpercer, la quiétude se dérobe sous mes pieds et je chercherai pour le reste de la nuit. Conquérant d'un sommeil froid. Les rêves au loin.
Ce matin, le ciel est parsemé. Des nuages rapides. Tout court, pataugé dans le champagne vaseux de l'été timide. Je me sens con. Tourner, véritable loup des canapés. Les Stones à fond, casino boogie et je me laisse saisir. Charlie Watts tape trop fort pour moi. Viendront Zappa et Lafore. Et puis le ras le bol.
Envie de tout faire alors; on finit par ne rien faire et poser ces mots dans un coin de toile. A l'abri des regards discrets. Anonymes. Personne peut-être. Nul besoin de le savoir. Nul moyen. Je supporte un souvenir qui s'évade.
Je me sens moyen.
Théo

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire