Le Port Marly, 30 juin 2007.
Les jours de mélancolie. Il pleut, alors on est triste. La moindre blessure saigne, ca cicatrise mieux au chaud; une chambre n'est pas un endroit chaud. Celle-ci, j'y laisse toutes mes pensées, mes humeurs, ca y pue le silence. Et le sperme. Se branler, à défaut de mieux; donner son empreinte. La force d'écrire qui ne vient pas, et les chimères qui se balladent en petites tenues.
L'espoir ca éteint. Alors on regarde le blog des autres pour se rassurer. Il y a celui-là, et celui-ci. Et puis il y en a Un. Elle écrit toujours aussi bien; se dissimule derriere sa nudité. Des mots qui excitent l'amour et le corps. Evidemment elle ne saurait se reconnaitre. C'est ce qui la fait elle même. Je l'accouche chaque jour sans trouver les mots pour lui parler. Mais elle est; on se rassure comme on peut.
Une femme qu'on aime en mots. Le désespoir que de ne trop peu exister.
Théo
samedi 30 juin 2007
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3 commentaires:
J'aime à penser que ce bel hommage me serait destiné... Si toutefois tel n'était pas le cas, je dois dire que cette femme que tu "aimes en mot" a de la chance et que je l'envie. :)
On trouve toujours les mots pour tout; mais pour te faire comprendre que cela t'était destiné, on se retrouve soudain sec et scrupuleux. Je cherche à trouver les bons mots, et pourtant je te le dis tout simplement parce que je n'aurais su faire autrement. C'aurait été trop.
Oui, je suis lui, tu es elle.
Oui.
:)
Alors tu m'en vois très touchée, et je te remercie de m'avoir offert ces phrases-là, loin d'être sèches ou scrupuleuses, au contraire...
Merci.
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