vendredi 20 juillet 2007

Sly.

Jour de mélancolie, arrosé de souvenirs. A force. L’habitude. Celui qui écrit; et celui qui l'a lu. Tout se bouscule aux rangs des chimères. C'est celles qui sont au fond; on ne les voit pas de la scène. Juste des ombres en fait. Ca bouge, vibrionne d'anonymat. Masse informe qui traine quelque part dans chacun des gestes. Dans chacun des mots.
C'est ce qu'on a vécu, et qu'on a raté, parce qu'au fond, on a décidé que c'était raté. Souvent, les autres décident pour nous, aussi. Tu es un raté. Tu m'as déçu. Je te quitte. Ce genre de choses. Dans lesquels on retrouve le tu qui doit devenir Je, la transsubstantiation des reproches. L'autre prend la place dans nos erreurs. Et puis, appropriés, ils viennent s'installer. Là bas, dans le fond. Juste ou ne peux plus les voir. Simplement, on les entend, malgré la cohue, et les choses qui changent. Les groupies, les résistants, les anars. Les gamines, les bobos, les junkies. A chaque coin de rue. Derrière chaque intention, ils pèsent pour vous.
Eclairage naïf. Délaissé sur les vagues de mélancolie d'un roman, ou d'une joue qu'on rencontre, à nouveau, encore. Ca faisait longtemps. Tu étais partie, tu es revenue, c'est beau de te revoir. Je sais que tu ne resteras pas dans les premiers rangs, mais il y a toujours mon espoir à coté de toi, suit le, il sait où il va.
A une autre. D'un message qu'on envoi; tu me manques, je suis un con. Une réponse. Je t'aime.
Et en fin de compte on est toujours l'artiste qui se pavane sur la scène sous les néons réducteurs, les retours. Dans le feedback des cathédrales. Touristes de soi même. Tournée mondiale du moi. On se cherche toujours, même en plein nu, sur la sellette d'une scène.
Recommencer chaque soir quand rien ne change. Au même tempo. Avec le publique qu'en soi l'on retrouve. Se dire adieu, et retrouver la chambre d'hôtel.

Se dévorer beau prince.

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