jeudi 2 août 2007

Tout n'est pas si facile.

Par ici on se réveille avec une gueule de bois. Un lendemain cabossé du manque de sommeil. Ca soûle. Rien ne s'est franchement laissé perturber. Non en fait la routine. Ca se suit. Je suis un train qui regarde passer les vaches. Le gazon me regarde, il a envie de me supplier, mais il ne dit rien, c'est pas inscrit dans les clauses. Oui mon vieux, évite de signer un contrat sans le lire. Je suis les rails, tu es la sève.
Manger. Tourner en rond. Griffonner trois mots. Discuter avec soi-même des initiatives à prendre. On se retrouve à faire la vaisselle. La communauté ont-ils dit. Alors on s'y plie, à défaut de savoir tenir les rangs de ses propres membres.
J'ai failli, et je me fêle. Chaque instant la torture de ne pas savoir. Ce que je veux, qui le dira. Au fond on ne sait jamais ce que l'on veut jusqu'au jour où il ne reste plus que l'envie de mourir. Alors le choix névrotique est réduit à la simple idée de réponse. La question n'est plus de savoir combien font deux et deux; bien plutôt de savoir quand on s'avisera d'y répondre, quand on sera assez éclairer pour s’éteindre.
Il y a cette femme dont le cœur me poursuit et que je ne parviens pas à éloigner de moi. Sentimentaliste dans le fond. Un outil raté du capital. Non je ne vous fournirai pas des millions. Non je ne te ferai pas vivre dans une belle maison. Poète raté. Ne plus l’entendre. Du coup on essai de reconstruire ailleurs. Et cette autre jeune femme qui elle, boucle quand la pluie se présente. Cynique. Adolescente. Elle rigole. C’est dingue elle me plait. Mais on l'éloigne, on passe pour salaud. Etre un homme c'est se battre contre la vie qui est une femme...
Du coup, pas même le droit de se refaire.

La solitude, d'un repas. La solitude d'un mot.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Elle est jeune, 19 ans, et ne croit déjà plus en rien.
Trop complexe pour être aimée ? Qu’apporte la simplicité ?
Elle pleure, nouvel échec. Comme une pluie s’abat sur son visage, le regard plein de larme ses yeux gonflés rougissent. Se réfugier dans la drogue, trop facile !
Face au mur les gens fuient, ils ne voient pas la petite trappe qui ne demande qu’à s’ouvrir, non elle ne souri pas, non elle ne se sent pas toujours mal. Non tout ça n’est pas du cynisme.
Elle pleure, se demande pourquoi, cherche à comprendre l’incompréhensible et se retrouve face à cette feuille blanche de nouveau et cherche à y dessiner quelque chose, et rien ne vient elle ne parvient même plus à tenir le crayon. Elle abandonne ne cherche pas la trappe et jette la feuille griffonnée. Tout ça lui rappel quelque chose. Elle se sent salie par son crayon gris.
Il l’a chiffonnée et va l’oublier…
C’en est trop ! Cours ! Crie ! Saute ! Rie …et souri à la vie tant pis pour elle ce n’était qu’un mauvaise orage, un orage qui fait boucler les cheveux.

Anonyme a dit…

t'es photogénique et t'écris presque bien, serais-tu aussi devenu gentil ou - à défaut - sociable ?

Camille de Blainville a dit…

Je répondrai quant un nom pourra être posé sur ce h. :)
Une réponse aveugle ne peut pas être juste autant que cette question au gout de reproche... :)

Anonyme a dit…

T'as raison de 1/ et de 2/ je vais en rester à l'initiale parce qu'on ne peut pas glisser de mail et je peux pas jouer maintenant la carte du blog. A plus :)

Camille de Blainville a dit…

C'est de l'arrogance ou je ne sais plus ce que je dis... Tu dois sans doute chercher à me faire du mal comme je t'en ai sans doute fait, parfait inconnu. Soit. Seulement je ne répondrai plus tant qu'il n'y aura rien au delà de l'initiale. Je ne suis pas du genre à dire à plus, j'en conclus que tu ne me connais guère.
Signé l'écrivain, photographe poète reconvertit à la sociablité.

Lauren a dit…

Joli texte... Traversé par deux figures féminines... Ou deux versants de la même femme?
"le jour buvait tous les poisons du soir"

Camille de Blainville a dit…

Traversé. Tranché. Tes mots manquent quand même... :) Ils ont réédité Valery chez gallimard c'est une raison d'être heureux. Je n'ai toujours pas lu tes poèmes :)
Donne moi des nouvelles :)