"Hey t'es quiiiieuuhhh?" Dit la blondinette. Un mauvais romancier aurait commencé ainsi. Du coup, je me conforme à la norme. Ca devait bien arriver, j'ai sombré dans la facilité; phrases longues. Celle de l'écrivain décontracté alcoolique à ses week-ends perdus. N'écrire jamais en fin de compte. On se rassure à se dire que ca reviendra. Et qui sais? Si Dieu est mort, et que Dieu est l'inspiration des artistes, qu'en déduit tu de ton talent?
Alors on joue avec les gosses. La cour où l'on vaquait il y a déjà dix ans. Tout petit, aux joues bien joufflues. Foot. Baby. Dessin et grenadine. Les péripéties anodines du quotidien; enfermement claustration du génie. Les regards éveillés, interloqués. Qui suis-je? Il se le demande, n'ose dire. Je romps le silence. "Qui suis-je?". Pas de réponse. Sans nom, ils ne me nomment guère. Du coup je me dévoile à coup de pied dans une balle en plastique. Doucement cocotte avec ta corde à sauter, tu vas te faire du mal. On hausse un peu le ton. Ils nous regardent.
Création. Respect. Qui suis-je?
mardi 4 septembre 2007
Balot du marin.
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