Le derme qui se fait annexe. L’épine qui frôle avec la peau. Crac! Et vlan dans les dents. Cheville. Encore; première réaction. La mine antipersonnel qui vous traine quelque part dans les chairs. On attend la balle qui marchera dessus. Et elle vient; pénible fatalité. Fragilité des tendeurs. Vague morceau de corde qui lie. le corps se tient. Et l'épine déchire la guimauve de mon pied. Quelques secondes dans une autre douleur. "Attends Aurélien, j'ai mal, jouez sans moi" Ils se soucient du ballon. Je suis annexe. Des enfants. Le poids de l'insouciance.
Et la souffrance qui suit pour s'envoler. Je suis un aéroport qui dévisage les Cessna. Salut les cocos. Tous amarrés pauvres débris en voiture de luxe. Ils filent sur la nationale qui les ramène dans leurs hangars grands luxe. Ma douleur, saine, les dévisage. Ground control to Major Tom. Audi. Merco. Bm. Et tous : la cravate fatiguée. Attifés de postes à responsabilités. Pour offrir une vie meilleure à ses gosses. Qu'on poussera à la réussite; celle que l'on courtise. Ils finiront comme vous. Souffreteux. Séniles et hypocondriaque. Rassuré. Dans les maisons à crédit et les autos supérieures. Tous égaux. Papa. Maman. Ma chérie. Ma cheville.
Tous égaux. Tous douloureux. Valeureux compagnons.
jeudi 6 septembre 2007
Le pied d'Audi.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire