samedi 22 septembre 2007

Only.

Effroyables. Caisse Claire. Journée à se dire. Grosse Caisse. S'asseoir dans ce fauteuil. Charley. Lire. Créer. Palpiter dans la suite du monde qui crépite sur la Tour. Effeil. Pise et Babel. Lancinante mélopée. Tragique situation des couples qui se demandent sans se voir. Se voient sans se dire. Et ne parle qu'à coup d'idées sans mots. La pensée extralucide. Ange bleu en maison vingt quatre. Jupiter domine.
Et tout ca qui nous dit qu'encore une fois on ne s'est pas assis. Juste les yeux à se déchirer le corps vitré contre la paroi photoneuse d'un dix-neuf pouces. Je suis un porc incréé. Appelez moi Satan ou Allah; de toute manière "Dieu n'existe pas puisqu'il est mort" m'a dit Chloé. Huit ans, et debout, fière. Sockettes. Jardinières Jacadi au pied. Ah oui? Tu sais que c'est le fruit de deux milles ans ce que tu viens de dire. Et en attendant moi je suis toujours assis sur des bancs; jamais le bon. Des masses surfacés, pensées et agencés de telles manières qu'on ait toujours envie de s'y asseoir. De les quitter, amputé d'une triste désillusion: Ce fauteuil n'est pas confortable/Je suis un idiot qui a du lire Nietzsche pour parvenir à s'imaginer ce qu'une enfant sait. Huit ans contre vingt. Deux milles et quelques chinois. Un Hiroshima. Un Nagasaki plus tard, je me découvre démuni.

Seulement. Seul-ment. Sale-ment seul.
Ainsi parlait l'enfant roi.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

J'aime bien ce que tu écris... ca coule, ca s'agripe aux rochés qui passent plein de questions marines.

Camille de Blainville a dit…

merci :)
Joliment dit :)