jeudi 6 septembre 2007

Someday.

Parait qu'on est tous addict à la violence. Et pendant ce temps les colorants nous excitent. Hyper. Active moi bonhomme, laisse moi la place sur ta sucette. C’est rouge, ca me bave dans la gorge et je me sens déjà près d'exploser. En attendant il n'y a toujours pas de remèdes à la mort. Celle des autres. Emu. Les autres. Les proches eux dorment et je les évince. Ray Charles. Barry White. Pavarotti. Mitterrand. Tout m'aura touché. Plus que les miens. C'est probablement l'effet de l'anonymat. Les vieux crèvent dans leurs coins, et maman annonce ca sans larmes. Tout juste nonchalante. Grand; longiforme. Belle; croulée de fatigue. Réfugiés du secret qui les taraudaient. Morts pour rien.
Comme si certains crevaient d'utilités; le sens que donne les cathodiques. Les nuages s'écrasent et je passe du temps aux chiottes à lire les inrocks. Presse-merde. Mondialisé à l'humeur des hype. Branché. Dans la prise qui distille, savante, le courant de ce qu'il faut être. Avec des écrivains qui surgissent de la tradition, et d'autres qui inventent des presse-papiers. Oui le monde tourne bizarrement quand tout va bien; parce qu'au fond c'est le cas. J'ai juste le cœur blessé de ne servir à rien. Pour moi même. Tout juste hyperactif face à la mort.

Gaver les cadavres de lolly-pop. Sucrer le quotidien; je blêmis.

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