jeudi 15 novembre 2007

Canardiseries.

Prête-moi ton gras de canard sauvage et j'hiberne dans le soleil monotone. L'hiver qui se profile sur les Valériens. Monts prêt à tout. De ma fenêtre je vois des obeses qui se tirent. Des cheminées. Les arbres laissent tomber la collabo. Les fautifs se tirent. Ils emmènent le soleil avec sur le délicieux plumage. Le ramage traine à sa suite la peur, le froid, l'horreur glacée.
Les canards s'enfuient et l'on sombre. Clochards sur pavé. Nez rouge sous pluie acide. Papy contre Goliath. C'est les idées noires, et les démunies qui fleurissent. Les fleurs fanées pourrissent au pas de nos portes et le piaf ne joue plus le jeu. Trois, quatre. Mois à ne rien faire qu'espérer. Emmitouflé quand la chance est aux aguets. Entre sommeil et indifférence qui passe quand on crève la dalle.
Visiter les salles gluantes. Baiser sous les arcades milliardaires. Va falloir s'occuper pour combler un retour qui se fait attendre. Nos copains les ours attendent le départ des feuilles pour se tailler les veines. Court répit pour les suicidaires, on risquerait l'hydrocution à s'évider dans un bain chaud. Force et honneur. Chacun son tour. La nature s'effeuille; notre tour viendra.
Ca doit être humain. Supporter les pires atrocité. Attendre l'achèvement. Et seulement ensuite baisser les bras. Combien de rescaper des camps se sont suicidés? Combien de gens se suicident au printemps?

Hiberner. Gros cul. Salle bondé. Désespoir exhibé.

Aucun commentaire: