samedi 15 décembre 2007

Jusqu'ici tout va bien.

Ce qui compte ce n’est pas la chute, c'est l'atterrissage. Sage. Précepte qui morfle. Chacun à son emblème et tout le monde crache. Du calibre aux glaires malignes. Sur un rebord de vitre ou dans un recoin de tête. La vie acier. Ses dépendances l'hiver. Entre deux tours. Trois quatre barrières. Des gens ont du fric et se grattent les couilles. D'autres crèvent sans options. Du septième arrondissement aux bas fonds. Sarcelles Rio en première classe sur la rivière Styx.
Ca s'écroule dans la joie et l'insouciance de droite. Parle pas de livres au type qui croise le fer. Ne parle pas de gun au type qui joute avec l'idée. Tous sur une barque qui coule. Même point de départ; même nique ta mère. Et en route pour un vol tout frais payé. Une tête, un cœur, et un réverbère pour s'abriter quand il fait nuit. Et l'on meurt chacun à notre façon. D'un flash ou d'un germe qui nous plie. Crabe. Crustacé ou barrière de métal.

"C'est l'histoire d'un type qui tombe dans un ravin et qui se dit: jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien... Ce qui compte c'est pas la chute, c'est l'atterrissage."

Mourants.

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