dimanche 27 avril 2008

César Pastiche.

Le long de ma route. Sur l'enfer des nationales. Entourés des flammes qui lèchent le bitume. j'adore voir. Voir l'éclétique qui sévade indifférent. Armé de leurs cagotte d'acier. Plaqué, parqués sur lignes d'un avenir sans rebords. Arret d'urgence. Et destins traqués. Assoifés de vitesse. Assoifé de reconnaissance. Du gris à la rutilence des rouge. J'ai vu la vie; au bord de ma route.
J'ai vu le gentil toutou, délicieux empapaouté.
J'ai vu les étoiles filantes, Ici et d'ailleurs.
J'ai vu la carcasse déguingandé, croute qui attends la mousse qui décompose.
J'ai des bouches occupés.
J'ai vu des assoupis.
J'ai vu le noir tranché par les rêveries solitaires.
J'ai vu quelques fois le silence, accroupi dans l'ombre.
Un moment, l'instant cesse. Il n'y a plus rien et la rivière casse son cour. Tous immigrés au pays des sans terres, j'ai vu des vitres qu'on ouvre, j'ai vu des vies qui cessent.

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